Pâte à Pixels

Photography by Adrien Mogenet

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Revues de liens, décembre 2012

La sélection du dernier mois de l’année des petites lectures qui ont retenu mon attention sur le web :

Avec quelques heures d’avance : bonne année à toutes et tous :-)

Catégories : liens

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Format 6/4 ou 4/3 ?

Un rapide billet pour vous faire part d’une question que je me pose souvent. Sur mon compact (Fujifilm X10) le format par défaut est le format 4/3. Bien qu’on puisse lui dire de capturer au format 6/4 (= 3/2, pour ceux qui ont du mal avec les maths !, je ne le fais pas, je préfère recadrer sous Lightroom plus tard (le viseur sans correction de parallaxe étant de plus source d’erreurs de cadrage).

Je me demandais donc si certains utilisaient expressément ce format 4/3 ? Je trouve que ça manque de cohérence quand on mêle ces images à d’autres au format 6/4. Personnellement, je préfère encore penser et recadrer au format carré, autrement je ramène tout au 6/4.

Catégories : technique

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Photo de sport : retour d’expérience

Le 24 novembre dernier, je suis allé photographier une étape des championnats de France de boxe française (la “Savate”). La photo de sport ne fait pas spécialement parti de mes prédilections, je ne suis d’ailleurs pas très bien équipé pour. J’avais tout de même lu pas mal de conseils. La plupart de ces conseils relèvent juste du bon sens, mais je les ai trouvé tellement adaptés que je ne peux pas m’empêcher de vous en faire part.

La matériel

Le boîtier et les objectifs ne sont pas tout, il y a une checklist minimale :

  • une batterie pleine ! et en avoir une 2e n’est pas inutile
  • une carte mémoire vide ! et en avoir une 2e n’est pas inutile
  • un équipement léger et pratique : on bouge beaucoup, et il faut pouvoir garder un oeil sur tout le matériel

Quant à l’objectif, pas besoin du 70-200 f2.8 à motorisation ultrasonique pour ramener de belles photos. Bien entendu, un matériel lumineux et réactif permet de mettre toutes les chances de son côté. Cependant, il ne faut pas faire une fixation dessus comme nous allons le voir sur les points suivants.

La focale

Que ça soit à 28, 50, 100 ou 200 ou 300mm, il y a des photos très différentes à réaliser. C’est en tout cas vrai pour la boxe mais j’imagine que c’est vrai pour tout : photos d’ambiances avec le public, gros plans sur des détails, portraits, coulisses… Attention toutefois à les utiliser à bon escient : pour mettre en valeur le sportif, par exemple, il est indispensable de bien le détacher du fond, et donc d’avoir une focale suffisamment longue (à ouverture raisonnable, mais pas forcément f2.8), Si toutefois je ne devais retenir qu’une focale, ça serait davantage un télé-objectif qu’un grand angle.

Ouverture, vitesse d’obturation, ISO

Là encore, avec les montées en ISO rendues possibles par les boîtiers depuis quelques années, pas besoin d’investir dans un zoom pro à ouverture constante. Dans mon cas, j’étais souvent à f4 sur mon Super-Takumar 105mm f2.8, à 640 ISO et 1/600e. Cette vitesse d’obturation me semble être un minimum quelque soit le sport. En dessous, il faut vraiment chercher à obtenir un flou de bougé. Le 1/1200e ne serait même pas de trop, quitte à monter à 800 ou 1600 ISO. J’ai exceptionnellement travaillé un peu en mode “S” pour ne jamais descendre sous ces seuils, et le retour à ce bon vieux mode “M” était également souvent justifié.

L’autofocus

J’ai remarqué que sur mon 50mm non motorisé, l’AF était souvent pris à défaut. Ça n’est pas non plus systématique, il y a quand même plus de 60% de photos correctes, mais il y a quand même parfois une certaine frustration. Au final, j’ai trouvé que la mise au point manuelle était un excellent allié ! Avec un peu d’entraînement, on obtient une réactivité hors-norme, et à part quelques actions extrêmement amples, on arrive à déclencher sur des plans nets. Et si vous utilisez l’autofocus, pensez au mode “mise au point continue”, bien plus efficace pour suivre une cible en mouvement.

Connaître le sport

Les actions sportives sont, par définition, presque imprévisibles. C’est au moins vrai pour tout sport avec une confrontation directe, autrement cela signifierait que l’adversaire pourrait tout anticiper. Cependant, bien connaître le sport qu’on photographie permet d’anticiper les phases de jeu, et avec l’habitude de déceler des possibles temps forts ou temps morts. Connaître les règles est un minimum. Identifier les temps morts peut laisser le temps de changer d’objectif, de batterie, et prévoir les déplacements facilite les travaux de mise au point.

Rafale

Ça n’est pas par hasard si ce mode existe ! Honnêtement, on a beau être un surhomme aux puissants réflexes, le temps de latence - aussi faible soit-il - entre la pression sur le déclencheur et la prise de vue peut faire passer une photo de “sublime” à “techniquement bonne”. J’ai essayé avec et sans rafale, ce n’est définitivement pas le même monde. Même si le mode “single-shot” renforce la satisfaction de réussir la saisie d’un instant unique, le mode rafale est une aide appréciable à l’ère du numérique.

En revanche, on remplit bien trop vite sa carte mémoire pour 90% de photos vouées à être supprimées. Autant donc le faire tout de suite ! Je me suis efforcé, entre chaque round, de supprimer les photos de rafale qui ne servaient à rien pour ne conserver que la plus “décisive”.

Conclusion

C’était une superbe expérience que je souhaite renouveler ; en restant fidèle à mon approche graphique j’ai pu obtenir de superbes choses de la part des sportifs. Leurs expressions, leur contorsions et leurs efforts sont tout ce qu’il y a de plus photogénique.

Liens

À voir :

Catégories : sport technique

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Nouvelle série de photos “Once Upon A Time”

Ce samedi 1er décembre j’ai réalisé une série de photos avec Pauline (modèle) et Johanna (mon amour et assistante préférée) autour des mondes imaginaires, dans un style rétro/glamour.

Voir la série sur 500px

Comme toujours, j’essaie de ne pas rentrer qu’avec des photos mais avec plein de nouveaux morceau d’expériences. Cette fois-ci, j’ai appris que :

  • photographier avec des gants, c’est très faisable et assez confortable vu le froid
  • les objectifs 100% manuel (mes M42…) c’est bien seulement s’il y a un minimum de lumière pour faire la MAP ; autrement, ça fait perdre du temps à tout le monde
  • le froid a tendance à congeler le cerveau : s’il y a des photos qu’on veut absolument faire, il faut bien penser à les noter à l’avance et vérifier ensuite, autrement c’est un coup à oublier
  • apporter un thermos avec une boisson chaude quand il fait froid, c’est un bonus à méditer !

Catégories : photo

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Canon (aussi) rigole des photographes.

Après Sony, c’est au tour de Canon de se moquer des attitudes loufoques des photographes. Je vous laisse en juger !

Filed under humour vidéo canon

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Anonymous asked: Bonjour Je trébuche sur le sélecteur A/M de l'Helios 44M : à quoi sert-il et comment savoir s'il fonctionne ? Désolé de mon ignorance et merci

Bonjour, Il n’y a pas de mal à se poser la question :-)

Sans ce commutateur, la visée se fait à ouverture réelle. C’est à dire que je mets la bague d’ouverture sur “f8”, je vois dans mon viseur une image sombre. Le commutateur permet de mettre la bague à f8 mais le diaphragme reste toujours à la pleine ouverture (f2 ici) ce qui permet de profiter d’une visée lumineuse “normale”.

Si la bague M42 possède des contacts electroniques, ce n’est qu’au moment du déclenchement que le diaphragme se fermera à f8. Sinon, c’est au photographe de jongler avec le commutateur (on passe du coup de f2 à f8 en un seul mouvement de commutateur plutôt que de faire tourner la bague sur 4 ou 5 crans)

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Test : Helios 44M 58mm f2

Aaah le M42, ça n’est pas la première fois que j’en parle sur ce blog. Peut-être avez-vous même lu le test du Super Takumar 105mm f2.8 dans ces colonnes ? Je vous propose cette fois de découvrir une autre star de cette monture : le Helios 44M 58mm f2. Un objectif russe des années 60, dont il existe plusieurs versions : le “44”, le “44-2”, le “44-M”, etc…

Présentation

Sur le papier, voilà ce qu’on peut dire de cet objectif :

  • Prix : entre 10 et 25 euros à l’achat
  • Ouverture de f2 à f16 (f22 pour certaines versions)
  • Commutateur d’ouverture automatique/manuel
  • Entre 230g et 300g selon les versions
  • Un diaphragme à 9 lamelles

Ce dernier point permet de jouir d’un bokeh admirable lors des séances de portrait. Les flous sont très homogènes et “lisses”, comme en témoignent les tests qui vont suivre.

Comme souvent dans les objectifs de ce type, la construction est au rendez-vous. C’est du beau métal solide. Ici, Je trouve cependant la bague de mise au point un peu fine, mais ample et fluide comme toujours. La bague d’ouverture, sur mon modèle, a en revanche tendance a montrer un peu de jeu, mais rien de très gênant.

Performances

Test de la mire

Comme pour le test du Super-Takumar 105mm f2,8 commençons par le test de la mire.

@ f2

À f2, le rendu est particulièrement “doux”. C’est assez étrange comme rendu, ça n’est pas tellement de l’ordre du “piqué” mais plutôt de l’aspect en général. L’image est douce, vaporeuse. Sur des portraits, ce rendu est du plus bel effet (merci les 9 lamelles ?) Néanmoins pour des scènes plus détaillées on voit bien ici que la pleine ouverture est peu appropriée.

@ f4

Dès f4, le rendu devient très correct, ça ne fait que s’améliorer à f8 et f11, et ça stagne jusqu’à f16 (pas de f22 sur ma version).

Clichés tests

Passons maintenant à un test sur une scène réelle. Ayant acheté une bague d’adaptation pour Nikon qui offre la mise au point à l’infini, j’en ai profité pour la tester. Il faut donc prendre en compte le fait que ces tests “souffrent” d’une lentille supplémentaire, dont la qualité est inconnue.

La scène originale

Les détails à 100% :

@ f2

On retrouve bien ce qui était décrit avec les tests de la mire : les détails sont absents, il y a comme un brouillard général qui lisse le tout.

@ f4

Ça y’est, on commence à percevoir la parabole (dès f2.8, en fait).

@ f8

@ f11

À f11 les détails à l’infini sont enfin correctement retranscrits.

En situation

Voir l’originale : http://500px.com/photo/17387209

Voir l’originale : http://500px.com/photo/17387191

Conclusion

Pour une vingtaine d’euros, ça serait dommage de s’en priver ! Un objectif lumineux, une focale originale qui deviendra un mini-télé sur un APS-C plus franc que le 50mm (il devient alors un 85mm contre 75mm pour le second), c’est le compagnon idéal de tous les portraitistes. À condition bien entendu de ne pas être réticent à pratiquer le “tout manuel”. Je ne sais même pas si je dois regretter la mollesse à pleine ouverture, qui donne un charme fou aux scènes photographiées.

Références

À lire sur le web :

Catégories : m42 matériel objectif

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Idées de lieux à Paris, #04

Vous en voulez encore ? Paris est assez grand pour vous proposer cette 4e série de 7 lieux.

  • La Défense (son esplanade et les alentours)
  • Jardin du Luxembourg
  • Gare Montparnasse, ses larges quais et son jeu d’escalateurs
  • Cirque électrique (Porte des Lilas)
  • Le looooong mur tagué au niveau de la station de bus “Ourcq Jean Jaurès”
  • Le centre commercial de Créteil Soleil, sur plusieurs étages, avec un grand parking sur plusieurs étages (dont 1 sur le toit)
  • Les abords du Parc des Princes
Cirque Électrique

Le cirque électrique (Source : Moncul.org)

Parc des Princes

Parc des Princes (Source : arena-stadium)

Comme d’habitude, n’hésitez pas à me soumettre vos idées dans les commentaires !

Catégories : lieux