Pâte à Pixels

de la photo à tartiner

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Reportage de mariage : ce que j’ai appris

Le week-end dernier, j’ai couvert - à mon niveau - le mariage d’un ami. Soucieux de bien faire des choses, je vais noter ici les leçons tirées de ma première expérience. Les conseils prodigués ici feront peut être sourire ceux dont c’est la spécialité, mais je pense qu’il est toujours bon de partager nos ressentis.

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Équipement

Pour commencer, comment s’équiper ? La question revient souvent. Je pense que le professionnel doit absolument couvrir les courtes comme les longues focales sans changer d’objectif. De mon côté, j’ai décidé d’opter pour une focale fixe 28mm f2.8 (Nikkor) pour les trois quarts du mariage, et le 50mm f1.8 de temps en temps, le tout sur le capteur APS-C du D300s. Le 28mm correspond à ma manière de photographier en “reportage”. Il m’a été d’une grande utilité dans les moments forts. Cette assez courte focale permet de prendre de beaux plans en étant assez près de la scène en évitant l’armada d’invités qui, eux aussi, essaient de photographier la scène.  Le 50mm, lui, a été utile plus tard dans la soirée, dans des escapes plus grands, sa plus grande ouverture étant bien précieuse pour détacher les personnes de l’arrière plan.

Pour épauler ces duos boitiers/objectifs, j’embarque quasi-systématiquement mon flash Pentax, déclenché à distance par un Cactus Trigger V4. Je ne m’en suis finalement pas servi, je ne sais pas si finalement, pour mon approche “reportage”, le flash est si utile que cela…

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La préparation

Avoir du matériel, c’est bien. Le préparer, encore mieux ! Même si en temps normal, mon boitier est toujours “prêt à l’emploi”, il convient de vérifier :

  • La batterie
  • Une carte CF capable d’enregistrer au moins 200 photos format RAW
  • Une carte de back-up, au cas où la première soit corrompue (ou pleine)
  • Désactiver le signal sonore de mise au point sur le boitier (voir ce billet)
  • Un petit chiffon doux pour nettoyer les objectifs, en cas de grande nécessité
  • Une bouteille d’eau (!)
  • Quelques cartes de visite
  • Le chargeur
  • De quoi noter (du papier et un stylo, ça marche aussi bien qu’un iPhone)

Ce n’était pas le cas ici, mais si j’étais chargé de restituer des images dans la soirée ou de les diffuser, j’aurai également pris et vérifié les cables ad-hoc.

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Se placer

C’est à mon avis 50% du travail. Du moins dans mon contexte. Un professionnel aura peut-être plus de “facilités” à se frayer un chemin devant tout le monde, mais dans mon cas, il aura fallu anticiper tout l’évènement, sans pour autant connaître son organisation. J’ai donc pris soin d’avoir toujours quelques minutes d’avance sur chaque déplacement. Cela m’a permis de réaliser de précieuses photos vierges de tout autre photographe, avec juste les mariés en premier plan, le temps que les invités se rendent compte que la position est parfaite pour déclencher.

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Déclencher… au bon moment

Voilà mes autres 50% du travail sur le terrain. C’est un principe que j’applique dans la photo évènementielle en général. Il ne m’est pas rare d’apercevoir d’autres propriétaires d’appareils photos appuyer sur le déclencheur, puis visualiser le résultat tout de suite sur l’écran LCD, et faire différentes constatations : “Et zut, les yeux fermés !” ou encore “Mais pourquoi il a tourné la tête ?”. Constat qui s’ensuit souvent d’une suppression de la photo. À l’inverse, je m’efforce d’attendre “LE” bon moment, quitte à attendre parfois quelques secondes après avoir mis l’oeil au viseur. Je dois reconnaître que, parfois, cette pratique m’a également empêché de… déclencher. Mais d’une manière générale, le ratio images saisies / images conservées est assez satisfaisant.

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Réglages

Je ne vais pas m’éterniser sur les réglages adoptés, la littérature sur le sujet est déjà bien assez fournie. En ce qui me concerne, je préfère lutter contre le flou plutôt que contre le bruit. Je m’assurais donc d’être toujours au dessus de 1/50e sc, en montant sans hésiter à 1600 ISO. Je travaille tout le temps en RAW, mais pour le cas précis d’un mariage, j’aurais pu envisager travailler en JPEG pour livrer les résultats plus rapidement, ou en RAW + JPEG pour pouvoir fournir les clichés instantanément aux invités, et les retoucher finement plus tard avec l’avantage du RAW.

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Loin du portrait posé

C’est un constat que j’ai pu faire, et un avis complètement personnel, mais je trouve que les portraits “sur le vif” en mariage sont bien plus pertinents que les portraits posés. Rien n’interdit bien sûr d’alterner les deux, mais même à 28 ou 50mm, l’expression des invités semble atterrir sur le capteur (acapteurir ?)  de manière bien plus naturelle, moins figée, loin du sourire forcé. 

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Fournir un résultat

Étant plutôt à l’aise avec l’outil informatique, on ne peut pas dire qu’éditer mes photos soit un calvaire, d’autant que comme je le rappelle ici, je limite autant que possible les prises de vue sur le terrain. De plus travaille en focale fixe m’a largement appris à soigner mes cadrages. J’ai remarqué que depuis que je n’emboîte plus de zoom, j’effectue très peu de recadrage en post-traitement. Du coup, j’ai toutes les cartes en main pour rapidement passer dans Lightroom, sélectionner les clichés à retenir et les traiter finement. Même si j’aime prendre du recul (une semaine environ) avant de retoucher mes photos, j’essaie de travailler dans les 24h après la prise de vue dans le cadre d’évènements tel qu’un mariage. Je mets en ligne les résultats sur Flickr, et donne l’adresse du diaporama autonome plein écran aux personnes qui iront consulter ces souvenirs.

Mes clichés du mariage : sur Flickr, juste ici !

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